Chapeau Les Moins de 7

Publié le par Coach

Un petit clin d’œil à nos gamins

 

Cette histoire va sans doute faire ressurgir dans vos esprits de rugbyman quelques dimanches froid et boueux d’hiver quand le réveil à 6h30 vous extirpe du lit.

Un bus à ne pas rater, une semaine harassante au travail, un vent qui glace le dos et parfois on zappe la douche ou le petit déj’.

Ces banalités du quotidien dominical de celui qui à voyagé en ovalie s’apparentent à l’histoire de nos pitchounes qui en ce samedi midi prennent à la hâte un bus qui n’est pas celui de leur club (pas assez de deniers encore), qui se font une place derrière le chauffeur à côté d’un gosse qu’ils ne connaissent pas encore.

En direction des froides vallées de la plaine Deux-sévrienne, ils arrivent  après un périple de 2 heures.

Changés dans les douches pour certains, les mieux lotis ont un bout de banc où poser leurs petits pantalons.

Comme certains de leurs aînés, durant des décennies, ces gamins rient malgré le froid ! Ils vont jouer au rugby.

(Au passage merci aux parents qui donnent un coup de main.).

Educateurs que nous sommes pour les – de 7, (moi je préfère me souvenir du temps où on nous appelait les « jeunes pousses » sous la Garonne, « mini poussins », je crois en Poitou-Charentes), un jeune pilier fils de Dordognot manquant de confiance mais avec de grosses valeurs et un presque trentenaire accompagné de sa dette énorme à ce sport, pilier aussi (faute de mieux), nous nous  rendîmes à l’évidence, « on est limite »

5 gosses rescapés des anniversaires, boums et virus. Plutôt que d’abdiquer, le pari fut osé de regarder nos drôles et leur dire qu’on allait gagner à 5 !

Refusant de fusionner pour ce tournoi avec les cousins p’tit gorilles (on les en remercie mais nous avons besoin de nous affirmer!) nos Ch’mis firent ce que tous les seniors de notre club doivent faire désormais sur le pré, ils prirent un pied monstre, furent soudés et (à 7 ans c’est quand même rare) comprirent qu’ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes. Copain jusqu’au bout, sortirent carbonisés de chaque match contre des Chauraisiens à 6 sur le terrain (Chauray 1  1/ Biard  6) l’emportèrent avec brio, faisant fi des premiers bobos ! (et oui ce sont des enfants !) Après avoir étriers leurs cousins Baillargeois en nombre 4à1 ils mirent à mal la deuxième équipe de Chauray 5 à 3.

Pour finir ils mirent un point d’honneur à battre les Parthenaisiens invaincus jusqu’alors 6 à 0 alors que ces derniers étaient dotés de 4 remplaçants !

Evidemment sans notre discours ils ne seraient pas allé au bout d’eux même vu leur âge (en sommes nous capables de nous même ?) mais leur prouesse à été énorme.

Savez-vous quelle fut leur motivation de battre ces équipes ? De se dire « on va chanter ensemble à la fin si on gagne le tournoi » (la seven nation army).

Ils ont fait abstraction des chocs, des coups de coude, des mains écrasées et de leurs petits chagrins pour aller au bout.

Pour respecter l’éthique de notre sport je ne devrais pas les nommer mais Tom (plaqueur fou et capitaine courage), p’tit Tom (malicieux à souhaits), Florian (qui débute avec abnégation), Vincent (notre roco-sautoir) et Raphaël (qui à poussé les regroupements et arraché des ballons à faire pâlir des seniors), je vous fais un énorme « big up » comme disent les ados.

Ce dimanche contre Villefagnan j’aurai aimé vous en parler, à croire que l’écrire est plus facile car certains n’ont pas encore assez l’esprit club pour écouter cette histoire sans glousser.

Pensons à la relève et donnons leur envie encore, et vous les vieux, ceux qui jouent le dimanche, parfois mettre un coup de patte à l’école de rugby satisfera votre soif de bonheur avec ces petits, je vous promets vous ne le regretterez pas !


Vivement ce week-end.


Anthony
Educateur des - de 7 

 

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L
MERCI BERTRAND JE N EN DEMANDAIS PAS AUTANT MEME SI CA FAIT PLAISIR CEPENDANT J AI ECRIS CA SOUS LE COUP DE L EMOTION ET PUIS L ENVIE DE METTRE CETTE ANNEE LES QUELQUES PREMIERES BRIQUES DE CETTE ECOLE DE RUGBY EST BIEN ARRIVEE GRACE A QUELQU UN REFLECHIS BIEN
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C
Anthony, serais-tu en route pour le Goncourt ? Quel article !!!!!!!! Tu m'as rappelé mon ex-beau père, un certain Roger Couderc. Les "Petits" peuvent aussi être fiers d'avoir un tel éducateur et saches que ce jour jour-là, dans l'équipe, vous n'étiez pas 5 .....mais bien 7 avec Mathieu et toi. Saches que cet écrit m'a provoqué quelques petites larmettes d'émotion. Chapeau bas Monsieur Baillargeon !
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L
OUI LES FAUTES Y EN N A PAS TANT QUE CELA MON COIF COIF ETRILLES SUREMENT MAIS LE RESTE JE VOIS PAS MAIS EN TOUT CAS LE SMIENS ZONT GAGNE<br /> AU FAIT LOS ANGERS C ETAIT BIEN???
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A
Après la fessée, la claque.<br /> <br /> Le zef pictave n'en finit plus de dépareiller mon Brush glossy, fier cut initié par Blake à Los Angers.<br /> Bref, un bel article, bourré de fautes d'orthographe et d'amour.<br /> <br /> Moi aussi je t'aime Gri Mât Saoul.<br /> <br /> Il faisait fraoid aussi à St Jean d'Angely samedi dernier. Si le tournoi fût rude les - de 13 ont été énormes sur les sandwichs et le jus d'orange. Comme quoi toutes les mi-temps valent le coup d'être disputées à fond, lancés comme des guêpes asiatiques, rien ne doit arrêter la fureur de la Loko qui motivée doit se faire pardonner à Jarnac.
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L
chapeau pour ton article, rien à dire
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